L’Arpenteur

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Viens arpenter, lecteur…

Passeras-tu à la journée suivante ?

5 bonnes raisons de lire l’Arpenteur.
Le jour de la marmotte rencontre « Sliders » (analyse)

 

C’est sans doute ta seule chance de donner un semblant de sens à ta vie. Ta seule chance de passer à la journée suivante… C’est comme ça. Temps pis ou temps mieux…

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Découvre le prologue

Prologue Da Capo

Je suis le treize septembre. Joie. Je possède dix-sept ans, dix mois et sept jours. Autrement dit, c’est mon âge : j’ai dix-sept ans, dix mois et sept jours.

Putain, le treizième jour du mois. Mon jour le plus dur. Un jour qui dure, dure. Des heures remplies de peurs. Je me rappelle, je possédais sept ans et six mois, j’étais le treize février. Jour froid. Une journée d’hiver étonnamment belle. Cela faisait trois jours que j’avais rencontré une jeune fille, je ne me rappelle même plus son prénom. Trois jours, c’était inespéré !

Le premier jour, on s’est vite apprivoisés : pas de temps à perdre en suspicion. Au bout de deux heures, on commençait à rêver : et si on continuait ensemble ? C’est possible, non ? Alors, on réfléchit, du haut de nos sept ans : et des solutions, on en a trouvé.

Ne pas dormir, se cacher, s’accrocher l’un à l’autre, penser très fort à l’autre, crier ensemble… On a tout fait, ensemble, en même temps.

À 23 h 59, moment fatidique, l’heure du Grand Déchirement. Accrochés ensembles, ventre contre ventre, je sentais son souffle contre mon oreille. C’est peut-être ça, l’amour. Il n’y avait qu’elle dans ma tête, il n’y avait que moi dans la sienne. Et j’ai crié. Et elle a crié.

Ensemble, chacun pour l’autre. Pour ne pas se faire happer par le temps, ou alors, se faire happer tous les deux. Et ça a marché.

00 h 01 : ça a marché. Nous étions le douze février. C’est si bizarre de dire « on » … Nous sommes le… Alors, nous avions réussi. Nous avons passé la journée à nous amuser, ne prenant quasiment pas le temps de manger. S’amuser le plus possible avant le Grand Déchirement, avant cette grande peur. On y croyait, nous avions réussi. Et en même temps, c’était peut-être un coup de chance. Une chance d’enfant, comme on dit…

Alors, la nuit venue, à 23 h 59, on s’est accroché, son souffle dans mon oreille. Et puis on a crié, on a pensé, on a laissé autant que possible notre empreinte sur le temps. Empreinte physique, vocale, mentale…

Et ça a marché. Encore. Alors, vous savez ce que c’est. On n’était que des enfants, des putains d’enfants innocents. Prétentieux, comme tous les gosses. On croyait avoir découvert le « truc », enfin. Le pourquoi de toutes ces institutions, de toutes les grandes religions, de toutes les philosophies, des champs aux universités, en passant par les bistrots… Comme ça, qu’on pouvait enfin résister au temps, le maîtriser, ne plus se faire happer. Alors, le treize au soir, confiants, on s’est attachés. On rigolait. On s’aimait.

23 h 59, on a crié. Elle est passée. Moi non.

 

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