Le Niveau Zéro

La Pierre et le Sabre (livre 1): page 760 / 857
Films regardés : 10/11
Toutes les photos, régulièrement mises à jour, sont ici : Objectif Uchi-Deshi en image.

27 octobre 2017 sur les tatamis de Baja Aïkido.

2 individus. 2 entités. 2 organismes multi-cellulaire, avec 4 membres chacun, faisant partie du règne animal. Généralement, cette espèce retient règne et oublie animal. Ces deux entités ont une colonne faite d’os dans le dos. Ce sont donc des vertébrés, et comme les souris, ils allaitent leurs petits. Enfin, même si pour ces deux êtres, l’un est une femme, elle n’allaite pas ses petits. Non pas qu’elle ne soit pas un mammifère, c’est juste qu’elle a décidé de partir corps et esprit dans une aventure qui ne laisse guère entrevoir la possibilité d’avoir des petits dans un futur immédiat.

Leurs pouces opposables, très utiles pour saisir des poignets ou des gi (tenues d’entraînement), ainsi que leur vision binoculaire, qui ne leur permettent cependant pas de capter sur le vif un mouvement compliqué, les rangent définitivement dans la famille des primates. Ceci explique peut-être pourquoi ils singent maladroitement un troisième individu qui, lui, fait preuve d’une grande prestance. En tout cas, pour un être de cette espèce. Bien sûr, comme vous pouvez le voir, ils ont un nez, avec des narines orientées vers le bas. Si ce n’est pas pratique pour bronzer de l’intérieur de ces deux cavités nasales, cela vous permet de les classer directement parmi les haplorhiniens et même parmi les catarhiniens. Ce n’est pas rien.

Du moment que tu as deux bras, deux jambes, une humanité pour centre, ce que tu fais est bien. Car ce n’est pas la pratique de quelqu’un d’autre que tu perfectionnes, mais la tienne propre.
Kazuo Chiba Senseï, fondateur de notre école d’Aïkido, le Birankaï.

Ces deux primates semblent agir de concert dans un but précis, ou tout du moins, dans une direction précise. Par ci, par là, ils tournent, roulent, saisissent, ouvrent grands les yeux, et ne semblent jamais s’accorder de pause dans leurs efforts. Cela fait chaud au cœur de voir des corps remettre leurs efforts mille fois à l’ouvrage, et même davantage. Cependant… car, oui, il y a un cependant. Ceux pendant, c’est tous les signes qui paraissent agir à contre-corps. Ils n’en ont peut-être pas conscience, ou si peu, mais une multitude de gestes luttent contre eux-mêmes.

D’où viennent-ils, ces parasites ? Oh, j’en vois un : le souffle court. Et là, les yeux qui se ferment sur une réalité pourtant toujours aussi vraie, que cette dernière soit dans la lumière ou plongée dans l’obscurité. Et que dire de cette langue qui se mordille, prisonnière de sa condition et de ses voisines couleur d’ivoire, qui dénonce sans être entendue une partie des tensions passées sous silence ? Et puis ces deux-là, à la base de la tête plus ou moins bien faite, qui portent l’air comme un poids, se haussent, se renferment manifestent sourdement leurs désaccords. Leur désastre-corps.

Mais voilà, nos deux primates ont l’énergie de la jeunesse, à défaut d’avoir la connaissance de soi. Ils ont encore beaucoup de choses à incorporer. Tout, en vérité. Mais ils bougent. C’est bon signe.

Tant qu’il y a de la vie…

Le cours touche à sa fin. Salut final. Ce n’est jamais vraiment la fin. Peut-être est-ce le moment d’exercer l’équilibre sur la poutre, ou alors d’un cours de yoga, ou encore de monter à la corde. Senseï s’approche de nous. Nous sommes assis en seiza, posture traditionnelle à genoux. Confortable pour les japonais, supportable pour nos genoux d’occidentaux encore jeunots.

Senseï : Cela fait quoi, un mois que vous êtes ici ? Vous avez besoin d’autre chose. Vous avez besoin d’un vrai dojo, avec d’autres élèves que vous deux. J’ai demandé à Deena Drake Senseï si elle peut vous accueillir. Elle est à San Diego. C’est une bonne chose pour vous. Vous avez besoin de pratiquer avec des corps différents, des gros, des minces, des petits, des grands, des musclés… Ce sera bien pour vous. Vous irez là-bas le 15 novembre, et reviendrez juste avant le Winter Camp, en février. Il n’y a pas beaucoup de choses ici. Cinq mois à Baja Aïkido, c’est trop long pour vous. Vous seriez mieux là-bas.

Acquiescement de notre part.

L ‘enseignante de San Diego a déjà donné son accord. On reçoit la nouvelle, tombée d’un seul coup.
Nous ne manquons pas d’imagination. Mais jamais, ni dans les rêves, ni pendant la journée, nous n’avions commencé à entrevoir ce genre de scénario.

Comment le prendre ? On doit partir. L’enseignant semble sincère quand il dit qu’il pense que c’est mieux pour nous. Mais nous avons choisi Baja Aïkido pour notre uchi-deshi. On a choisi ce lieu pour le dépaysement, pour le coté sauvage et nature, pour l’enseignant qui est d’un haut niveau et qui a vraiment intégré l’Aïkido à sa vie.

Le tatami à Baja Aïkido

Oui, c’est dur. Chaque jour passé ici est dure. Je ne me voyais pas passer cinq mois ici. C’est pourtant la durée que nous avons choisie. Cinq mois. Quand chaque jour est une bataille, à quoi bon continuer ? Mais chaque jour passé est aussi une victoire. Pas une victoire personnelle, pas une victoire sur un exercice ou un mouvement que je pourrai réussir, ou par un gain quelconque de force ou de souplesse. De cela, il n’est rien. Juste une victoire sur le temps. Un jour passé, c’est un jour en moins ici.

Je ne sais comment prendre cette nouvelle. À vrai dire, je ne veux pas la prendre. Elle est là, elle est ce qui est, maintenant. Abandon ?  On nous chasse ? Sommes-nous trop nuls ? Avons-nous mal agi ? Senseï nous garantit que non. Tout cela n’a pas d’importance pour moi.

Ils nous reste une vingtaine de jours avant de partir. Pour moi, vingt jours, c’est énorme. J’aimerais déjà y être. Oui, c’est une énorme ville. Des maisons, des voitures, beaucoup de voitures, plein de gens. Moi qui avait décidé de partir en uchi-deshi parce que Baja Aïkido est un lieu particulier. Je ne voulais pas être en ville. Mon senseï de France m’avait demandé pendant la phase de maturation du projet :

Si ce n’était pas là-bas, à Baja Aïkido, mais avec le même enseignant, est-ce que tu partirais tout de même ?

M.Mih : Non, je ne pense pas.

Vingt jours à supporter, à continuer, non pas à chercher du sens, j’ai arrêté, mais juste à être là, à ne pas accumuler, juste vivre les moments, sans joie, et malgré moi, avec de la peur. Pas de plaisir, je n’ai pas de plaisir, je n’ai plus de plaisir. Plus de plaisir à pratiquer. Je n’en ai, en fait, jamais eu à Baja Aïkido. Dès le début, l’enseignant nous a demandé de modifier nos bases. Nous n’avons pas approfondi les bases, nous en avons appris d’autres. Peux-être qu’il y a plusieurs chemins, mais un seul sommet… Alors, ils nous a fait faire demi-tour pour revenir au pied de la montagne, et nous avons pris un autre chemin. Un chemin bien moins fréquenté, un chemin effrayant…

Ce chemin n’est pas pour moi. Et le sommet ne m’intéresse plus. La notion même d’arriver à un sommet, à un but, de devenir quelqu’un m’est de plus en plus étranger. Peut-être par résignation, peut-être à cause de ma lecture philosophique du moment. Je ne regrette pas, je me dis juste que l’Aïkido ne me correspond peut-être pas, peut-être plus. Je n’y trouve plus d’intérêt. Par contre, continuer à vivre jour après jour cette expérience est intéressant, car toute expérience peut être digne d’intérêt. Et donc, tant que j’ai encore la force, je continue. Je retrouverai du plaisir, et beaucoup d’autres notions hédonistes en mars, à mon retour. Juste le fait d’être dans cette situation est psychologiquement intéressant. Non ?

Et voilà qu’un changement s’annonce… Je peux difficilement me dire que ce sera pire à San Diego. Je suis content de cette nouvelle, faisant fi des motivations profondes de notre enseignant. Et puis là-bas, pas de plage, pas de risque de mourir à chaque sortie quotidienne dans l’océan. La jauge de pression s’en trouvera améliorée. Même si, contrairement à l’Aïkido, je trouve mon compte dans l’océan, et en accepte le challenge. Mais vingt jours… Maintenant, il y a un objectif visualisable.

Tenir vingt jours.
Ne pas penser à la suite : arriver dans un nouveau dojo, un lieu inconnu, des gens inconnus, ma maîtrise de l’anglais qui n’est toujours pas au rendez-vous, de nouveaux protocoles à saisir au vol et à intégrer, peut-être une autre façon de pratiquer… Quelle façon de pratiquer ? Quel chemin sur la montagne devrions nous prendre ? Rester sur celui que notre enseignant ici nous a demandé de prendre ? Ou retrouver celui d’origine ? Après cinquante jours intensifs, puis-je encore emprunter un autre chemin ? Quel en sera le coût ?

Tous ces questionnements sont gentiment gardés à la limite de ma conscience.

Juste vivre ces vingts jours.
Ces dix-neufs jours.
Ces dix-huit jours.
Dix-sept jours. Framagirl se blesse à la nuque. Rien de grave. Rien d’agréable. Elle est freinée dans sa pratique, ne peut être présente à tous les cours, l’enseignant s’adapte. La blessure traîne. Les muscles sont souvent susceptibles, ils faut être ingénieux pour qu’ils arrêtent de bouder. Les jours continuent de passer, extrêmement lentement, mais ils passent. Je n’ai jamais connu de cours trop long. Intense, sous pression, mais la fin du cours arrivait toujours comme une petite surprise pour moi. Le fait d’être concentré, même si le cours n’est pas agréable, et de surcroît, très fatiguant, fait que le temps ne semble pas passer. Mais il ne traîne pas non plus. C’est comme un espace-temps unique, nommé « cours », vécu d’une traite.
Heureusement. Je ne sais pas comment je ferais si en plus, j’avais l’impression que le cours n’en finissait pas. Cela doit être un sorte de flow, où le temps n’existe pas. Malheureusement, contrairement au flow artistique, le plaisir n’existe pas non plus. Ou il est bigrement bien caché, le petit salaud.

Encore une dizaine de jours. Et un peu moins. Les billets d’avion sont pris. 2h de vol pour changer de planète. Dingue.

Un élève vient pratiquer. Tiens, un soupçon d’enthousiasme, une petite brise de plaisir souffle sur les tatamis. Je peux donc encore ressentir un minimum d’émotions non négatives pendant la pratique. Est-ce parce que l’autre pratiquant est plus essoufflé que moi ? Parce que j’ai l’impression de mieux m’en sortir ? À force de vivre en autarcie avec un enseignant sur-puissant, j’avais oublié l’existence d’êtres humains normaux. À ce moment-là, je sens qu’une réflexion est en train de naître dans mon esprit. Ce genre de pensée autonome, qui prend le temps de croître à son rythme, et sans attention particulière. Ce genre de raisonnement qui finira par être couché dans un article…

Les jours passent, Framagirl ressemble de moins en moins à un robot, avec sa nuque qui accepte. Je ne sais ce qu’elle accepte, mais sa nuque lève le piquet de grève. Chouette. Nous sommes à quatre jours du départ, Framagirl peut à nouveau rouler. Prudemment. Mais elle roule sur le tatamis.

12 octobre, nous partons dans trois jours.. Cours d’armes du soir, dans le jardin. Comme à son habitude, Senseï jardine autour de nous, et de temps en temps, s’arrête pour nous corriger. Il ne nous regarde pas beaucoup, il se fie au bruit des armes en bois qui s’entrechoquent. Et quand il lève les yeux, c’est pour nous montrer nos erreurs. Et parfois, pour passer à la suite. Le soleil se couche petit à petit, il fait de plus en plus sombre. Nous gardons la même ardeur à la tâche. Déjà, parce qu’un manque de concentration ou de tonus peuvent vite se transformer en erreur. Je ne sais ce qui est le plus difficile à encaisser, un coup d’arme en bois sur les doigts, ou sentir les yeux de Senseï me faire un reproche, accompagné d’une voix forte. Il fait presque nuit, le cours prend fin. Je n’ai pas eu de mauvaises sensations pendant ce cours. Senseï semble aller dans mon sens :

Senseï : – Bon. Ça s’améliore. Lentement, mais ça s’améliore.

Alors que notre départ est presque imminent, que demain est notre jour de repos (tu sais déjà que cette appellation est relative, qu’en fait, il s’agit juste d’une matinée de repos le plus souvent), et qu’après-demain est notre dernier jour entier présent ici, je prends les dires de Senseï comme une conclusion possible de notre séjour de cinquante jours. Lentement mais sûrement. Ne visant pas les étoiles, ne visant plus rien en réalité, j’accepte cette conclusion qui est pour moi positive. C’est un peu le minimum syndical pour mon estime de moi.

J-2

  Lundi 13 octobre. Matinée de repos. Cours d’armes l’après-midi. Oui, je ne suis pas dedans, mon corps n’y est pas, mon esprit non plus. Je suis plus figurant qu’acteur. Et puis, le cours d’armes se transforme en cours à main nues sur la plage, le sable vole dans tous les sens, ce qui n’arrange rien pour faire preuve de présence martiale. Suis-je toujours bloqué comme cela dans ma pratique, ou est-ce qu’aujourd’hui, c’est particulier ? Les jours de repos sont pièges, car je me relâche le matin, et la pratique de l’après-midi se révèle toujours plus difficile qu’un autre jour. Bref, je galère. Dans le fond, ça ne change pas vraiment des autres jours. Il y a juste le paysage qui s’en sort merveilleusement bien, océan bleu, ciel bleu. La nature a une perfection que nous n’avons pas dans l’Aïkido.

Quand la tension monte, mon corps a tendance à s’effondrer de l’intérieur. Mon centre cherche à fuir, je me rétrécis. Le yang prend le dessus sur le yin, et la blessure guette. En tout cas, les chutes agissent comme un grand boom. Pour ne pas être blessé, il faut être positif. Pas juste dans l’esprit, mais dans le corps. Un corps et un esprit qui vont de l’avant. Alors, je ne serai jamais blessé. C’est ce que nous dit parfois Senseï. À ce moment-là, je fais ce que je peux, ou ce que je crois pouvoir faire, pour rester intègre, pour préserver mon intégrité. Il y a encore une preuve en image que je ne descends pas de vaillants samouraïs…

Senseï s’arrête. Fin du cours ? Oui et non. Fin de notre période surtout…

En seiza (assis à genoux) face à lui, l’océan et le soleil dans son dos, il est lui-debout, nous surplombant. 

Depuis que vous êtes là, vous n’avez rien appris. Vous êtes au niveau zéro de la capacité d’apprendre, à être présents. Les techniques, s’exercer à la poutre, monter à la corde, c’est pour les enfants.

Un temps. Puis Senseï continue. Il dit que nous ne sommes pas ouverts, pas prêts. S’ensuit un long discours, ou en tout cas, ce qui me paraît long, bien trop long.

*** Senseï me regarde***
Tu lis Krishnamurti. Il est mort, c’est à jeter. Moi, je suis vivant. 
J’espère que ça ira à San Diego…

Nous restons muet. Ma compréhension de l’anglais est encore assez mauvaise, mais je comprends l’essentiel. Je n’ai rien à répondre. Framagirl non plus. Nous sommes comme deux enfants qui se font remonter les bretelles… Il finit de parler, c’est le moment d’aller nager. Nous sommes sur une plage calme, une plage pour les gringos. Les vagues ne nous submergent pas, alors que les pensées et les émotions s’entrechoquent. Je ne veux rien penser pour l’instant. Qu’importe. Ça doit être sa manière de nous dire au revoir. Après-demain, on s’envole. Je ne comprends rien au monde. Mais je refuse de me laisser abattre.

Sur le chemin du retour, Senseï :

Bon. J’espère que je ne vous ai pas cassé vos rêves.

Quels rêves ? Nous lui disons que non. Non.

Oubliez ce que j’ai dit, n’y restés pas attachés.

Petit sourire de notre part.

Je suis à la fin de mon voyage, vous êtes au début du vôtre.

Lendemain, dernier jour ici. Pas d’entraînement. Juste les tâches habituelles, et la plage.

Mercredi 15 novembre

Senseï se réjouit de nous revoir pour le stage d’hiver. Deux heures de bus, quelques heures d’attente à l’aéroport, deux heures d’avion et nous voilà aux États-Unis. San Diego. La civilisation. Pour le meilleur et pour le pire.

Des êtes humains… humains. L’Aïkido. La pratique. Le sourire des autres pratiquants. Une Senseï chaleureuse et exigeante. Je suis heureux d’être ici.

Nous sommes le dimanche 19 novembre, cela fait quatre jours que nous sommes arrivés. J’ai du plaisir à pratiquer. J’ai la force pour continuer. Pour combien de temps, nul le sait, mais je ne compte pas m’arrêter. Je fais de l’Aïkido, je cours à travers la ville, photographiant ici et là les maisons les plus originales, je sors au restaurant, je parle (difficilement en anglais) avec des gens… Et puis, il n’y a que du bon rock dans les bars…

La puissance de Senseï… Tu te souviens de cette réflexion qui a fait sa déclaration d’indépendance pendant un cours à Baja ? Eh bien, je crois bien qu’elle veut me parler de la puissance particulière du Senseï de Baja Aïkido… Dans un prochain article ?

Expérience Parangon

Si tu trouves les photos qui suivent bizarre, l’explication est dans cet article : Parangon, évolution et dynamisme.
Toutes les photos de l’expérience Parangon, évolution et dynamisme en cliquant ici.

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Tous les articles Uchi-Deshi sont sur la page Artiste Martial.
Les magnifiques photos sont là.
Et as-tu vu l’article de Framagirl : Aventure Uchi-Deshi : novembre 2017
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5 pensées sur “Le Niveau Zéro

  • 3 décembre 2017 à 22 h 40 min
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    Enferme le tigre dans une cage pendant qqes jours et pour une année entière il saura par corps et par âme ce qu est la liberté. Le lion ne parle pas mais il vit la liberté. Mais il ne l apprécie qu après en avoir été dépouillé.

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    • 8 décembre 2017 à 1 h 32 min
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      Bon, okay, mais le lion retrouve quand sa liberté ? Et puis, moi et la monarchie… Je peux être plutôt une petite bête ? Un truc sympa mais pas trop. Ou une plante. Une oxalis ?

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  • 25 novembre 2017 à 14 h 25 min
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    Woooh que d’émotions! À vrai dire… là c’est moi qui vient de me détacher lol. Depuis quelques jours j’ai pris du recul après mes 1eres expériences de Yoga. Et j’y retourne vendredi prochain. Chaque chose à sa juste dose 😉
    Du coup je comprends totalement ton état d’esprit dans toute cette aventure… nous arpentons ensemble à distance… chacun à notre manière.
    Vivent les zélés rayés multitâches 🤠
    Yiiiii ahhh! 😎
    Pour le coup j’irai voir Framagirl, maintenant bien décidé à aller exploiter un max d’univers différents. Le mien n’est pas si important… en tous cas pas davantage… que ces autre là. 😊
    D’y avoir crû je me suis mangé. Maintenant je déguste, après avoir tout mijoté à feu doux. 😋

    BONNE SUITE ENCORE ET TOUJOURS !

    Benjamin LEFRANC
    Allias Ben LefranK

    Répondre
    • 25 novembre 2017 à 16 h 09 min
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      Merci pour ton commentaire et ton partage d’émotions.
      Les zèbres continuent leurs chemins, alors… 😉

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