Aude Réco : J’écris donc je suis

Ou comment se donner les moyens de vivre de son écriture…

 

Le souci, ce n’est pas d’avoir plein de rêves. C’est de laisser ses rêves rester des rêves. Aude Réco, blogueuse et auteure, a décidé de prendre la plume, à décidé de prendre le clavier, pour partager son univers. Oui. Mais (et surtout ?) pour pouvoir vivre de ses rêves.
Rencontre avec une auto-éditée pleine de ressources !

 

Bonjour Aude Réco. On te voit (en vidéo), on te lit (sur ton blog, dans tes livres…), on t’entend (tu hantes toutes mes nuits… euh non… on t’entend sur tes vidéos…) Mais je suis sûr qu’il y a un détail (croustillant, bien évidemment) sur ta vie que tu n’as jamais révélé… Pourrais-tu te présenter en partant de ce « détail »…? (oui, tu vois, dès le début, je te mets à l’épreuve…)

Rien de croustillant chez moi, que de la viande bien tendre. Désolée.

Que nenni ! La preuve, Aude est sur Facebook, Twitter, Pinterest, Youtube, WattPad et Tipeee.

Qu’est-ce qui anime ta Vie ?

Euh. La bouffe, ça compte ?

Je crois que tu es bien organisée pour publier sur ton blog. J’imagine que c’est aussi le cas pour tes nombreux projets littéraires en cours… Alors, peux-tu nous livrer ta ou tes méthodes ?

Je n’ai pas une méthode en particulier, mais plusieurs. Je combine surtout Bullet Journal et to-do list. Plusieurs listes : une pour les projets en cours d’écriture et une pour ceux en correction. Le reste dépend des urgences.
Mon Bullet Journal, lui, a quelques pages dédiées à mon programme d’envois pour 2017, à mes avancées par chantier… Pendant le Camp NaNoWriMo, j’avais une double page pour marquer les évolutions de chacun de mes projets. (Que des bouclages ou presque, en avril.) C’est très enthousiasmant !

Tu es aussi chroniqueuse. Comment ça se passe dans le quotidien, le choix des livres, la manière de prendre des notes… Et pourquoi fais-tu ça… ?

J’avais un partenariat avec Emaginarock (anciennement Mythologica), qui me proposait des livres, mais j’ai dû faire une croix dessus : manque de temps et d’envie, aussi ; ça devenait plus une contrainte.
Avant, je piochais aussi dans mes propres lectures SFFF. J’essaie actuellement de me recentrer sur mes lectures et celles qui « nécessitent » un retour ont droit à un fil sur Twitter. À l’avenir, je chroniquerai, sur le blog, surtout les livres que je trouve utiles au développement de son écriture, de son orga…

Tes conseils pour les écrivains qui se lancent ?

Être curieux/se de tout, s’informer, s’intéresser aux autres, car c’est le meilleur des enrichissements.

Ne pas chercher à plaire à tout prix, en écrivant dans un genre qui, finalement, ne nous correspond pas. Essayer, c’est bien, ça peut même être constructif, mais s’astreindre à des cases, ce n’est pas dit que l’auteur y prenne du plaisir. Et ça, le lecteur va forcément le ressentir.

A part ton site qui propose beaucoup de ressources pour les écrivains, as-tu d’autres sites à conseiller ?

Pas vraiment des sites, mais des comptes Twitter. Celui de Cécile Duquenne sait relancer ma motivation quand elle frôle le néant, par exemple.
J’ai un gros défaut : je fouine très, très souvent sur le Net, mais j’oublie aussi souvent où je vais et ce qui rend tel ou tel site intéressant à mes yeux.

As-tu pu développer un modèle économique autour de ton activité (Tipeee, la vente de tes livres…) ?

C’est seulement en cours, mais je commence tout juste à produire un contenu que je juge assez mature pour les éditeurs. (Je suis justement en période de bouclages de plusieurs manuscrits.) Pour l’heure, l’autoédition me rapporte plus que l’édition traditionnelle, mais j’ai à peine un pied dans celle-ci. Comme je le disais, ça commence à se faire, à son rythme.
J’essaie de sortir des textes autoédités à intervalles de plus en plus réguliers pour éviter les « périodes creuses » : l’intégrale de Cœur sommeil paraît ce 17 août, quelques nouvelles gratuites arriveront en octobre et un recueil suivra pour Halloween.

Tes conseils pour être heureux ?

Un café et trente minutes de lecture en se levant, puis écriture de 5h à 7h-7h30.

Ça, c’est ce qui fonctionne pour moi. Se trouver quelqu’un avec qui écrire de temps en temps aussi, IRL ou à distance. Il m’arrive de lancer une soirée écriture sur mon profil Facebook et celleux qui le souhaitent peuvent m’accompagner.

Quelle est la question que tu aimerais que je te pose ? Et ta réponse…?

J’aime bien qu’on me demande sur quoi je travaille. En général, j’aime échanger avec d’autres auteurs sur nos projets respectifs. Et comme on était en plein Camp NaNo quand je répondais à cette question, eh bien, je travaillais à remplir mon quota de mots.

 

Merci ! Aude Réco propose aussi une lettre d’information, une fois par mois, à destination des écrivains en herbe. N’hésite pas à aller sur son site, ça vaut le coup 😉

De plus, elle est présente sur Tipeee, plateforme de financement participatif. Ça aussi, ça vaut de cliquer dessus si tu ne connais pas (encore).

Et bravo pour ta démarche, bravo de te retrousser les manches, de croire en ce que tu fais, et de partager !

A bientôt !

Retrouve d’autres interviews ici.

 

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